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Les séries que je déteste - par Martin WInckler  posté le mercredi 17 octobre 2007 23:45


Je me demande si ce titre n’est pas d’emblée fallacieux, parce qu’il n’y a pas beaucoup de séries que je déteste. Il y a surtout des séries que je n’aime pas beaucoup, ou pas du tout.

 
Par exemple, je n’aime pas Julie Lescaut, que je trouve moralisatrice, mal foutue mal écrit, mal jouée. Mais qui regarde encore Julie Lescaut ? Est-ce que c’est important d’aimer ou non Julie Lescaut ? Est-ce que ça remet vraiment la culture télévisuelle en question qu’on n’aime pas Julie Lescaut. Si je disais que Madame Bovary est un roman à l’eau de rose mal écrit, ou que Citizen Kane est une pochade narcissique, on serait en droit d’en discuter pied à pied. Mais Julie Lescaut…

 

J’aimais bien les tout premiers Navarro, en 1989-90, quand Roger Hanin n’avait que 64 ans et ne les faisait pas. C’était sympa. Ça s’appelait alors Le Système Navarro, en référence au fait que le commissaire et ses mulets jouaient au Loto en éliminant tous les numéros qu’ils avaient toujours envie de jouer, puisque ceux-là ne sortaient jamais, et en gardant ceux dont personne ne voulait. J’ai dû regarder la série pendant deux ou trois ans – peut-être une douzaine d’épisodes. Et puis ça m’a fatigué, je trouvais ça trop répétitif. Mais à l’époque (je n’écrivais pas d’articles sur les séries encore), je m’étais dit que c’était vraiment bien. Je n’ai pas honte de le dire aujourd’hui, et j’aimerais bien en revoir quelques-uns pour savoir si je penserais toujours la même chose.

 
Je n’ai jamais aimé La Petite Maison dans la Prairie, que j’ai toujours trouvée soporifique. La VF lénifiante de M6 y est peut-être pour quelque chose.

 
Alors que c’était l’une des séries les plus encensées de son époque, je n’ai jamais aimé Absolutely Fabulous, que je trouvais… pas drôle, parce que les héroïnes m’y semblaient caricaturales et je n’y trouvais pas le soupçon de tendresse qui aurait permis de les rendre supportables.

 

Je n’aime pas Seinfeld non plus parce que les personnages semblent n’y collectionner que les situations humiliantes ; or, je supporte mal de voir quiconque (même un personnage de fiction) se faire humilier, et encore moins se complaire dans l’humiliation. C’est pour la même raison que je n’aime pas Larry et son nombril (Curb your enthusiasm), qui est construite exactement sur le même thème, sur un mode encore plus pervers-narcissique puisque Larry David (créateur de Seinfeld…) s’y met lui-même en scène…

 
Je déteste, mais alors profondément, Un gars, une fille (version France 2, car la version québécoise est épatante, aux antipodes de ce qu’on nous a asséné ici) et Samantha Oups ! que je trouve vulgaires, racoleuses, hypocrites,  sexistes et d’une franchouillarderie telle qu’elles me donnent envie de fracasser des postes de télé à la hache comme le faisait (en noir et blanc) un personnage à la Choron dans Les Raisins Verts de Jean-Christophe Averty, dans les années 60. Autrement dit : elles m'énervent.

 
Je déteste profondément, mais alors plus que tout, CSI : Miami que je considère comme une série réactionnaire et crypto-fasciste, et le fait que David Caruso ne dispose, en tout et pour tout, que de trois expressions (les deux mains sur les hanches, le chaussage de Ray-Ban et le « Keep me posted ») n’est pas pour arranger les choses. Je l’ai regardée par acquit de conscience pendant trois saisons. Le jour où j’ai cessé, j’ai ressenti immédiatement un immense soulagement. Comme un homme qui a perdu vingt kilos en faisant un régime et se rend compte qu’il n’est plus gêné pour monter les escaliers…

 
Je peux me permettre de dire sereinement que je n’aime pas certaines séries parce qu’il m’arrive de commencer par ne pas aimer une série et par apprendre, ensuite, à l’apprécier. Je me souviens avoir été très déçu en regardant deux épisodes de Star Trek The Next Generation que Christophe Petit (lui-même critique et animateur de la revue Génération Séries pendant de nombreuses années) avait choisis et m’avait fait voir : je lui avais dit que ça me déplaisait parce que je n’y retrouvais pas la série des années 60, que j’aimais beaucoup. Christophe avait insisté en m'expliquant que précisément, ce n'était pas la série des années 60 mais une série nouvelle, plus adulte plus subtile, en me conseillant de reprendre depuis le début.

 

Finalement, j’ai regardé les 7 saisons de STTNG , les films, tout Deep Space Nine et une partie de Voyager, et je ne désespère pas de regarder aussi Enterprise même si elle ne vaut pas les trois autres… J’ai pareillement changé d’avis au sujet de Code Quantum, que mes enfants regardaient avec avidité et que je considérais d’un œil circonspect… jusqu’au moment où Christophe, encore lui, m’a proposé d’écrire un article à son sujet et où pressé par les uns et par les autres je me suis surpris à… la dévorer.

 
Pareillement, j’ai détesté Buffy contre les vampires tant que je n’ai vu que des extraits en VF sur M6, et je me suis mis à l’adorer quand j’ai commencé (brièvement) à en voir des épisodes en VO sur Série Club. Là, je me suis rendu compte à quel point on sabote certaines séries en France. Depuis, j’ai vu l’intégrale de Buffy et celle d’Angel en DVD, et je suis heureux d’avoir pu goûter à ces deux chefs-d’œuvre avant de devenir un (trop) vieux con. J’ai même le sentiment qu’elles m’ont aidé – et m’aident encore – à ne pas vieillir trop vite.

 
Quand je dis que "je n’aime pas" une série, ça ne veut pas dire que je la condamne ou que je la considère comme mauvaise ou que je méprise les gens qui la regardent (Qui suis-je pour porter pareils jugements ?) : heureusement, il faut de tout pour faire un monde. Je veux dire simplement que je n’éprouve aucun plaisir, pas même de l’intérêt à la regarder. Et, pour reprendre l'exemple de CSI : Miami, ça me gêne évidemment
beaucoup, en raison de son idéologie insuportable, qu’elle soit la série la plus regardée au monde (Eh oui... Vous ne regrettez pas l'époque où c'était Urgences ou même Baywatch/Alerte à Malibu ?) mais personne ne m’empêche de regarder autre chose et, je le sais très bien, c’est parce que les chaînes diffusent des programmes grand public qui leur rapportent beaucoup d’argent qu’elles peuvent donner leur chance à des séries qui plairont à un public plus réduit.

 
Il m’est arrivé d’aimer une série puis de ne plus l’aimer, parce que je me mettais à la considérer d'un autre oeil, plus lucide, et qu’un aspect qui m’avait d’abord échappé me la rendait très déplaisante. Il m’est arrivé de ne plus aimer une série, définitivement ou temporairement, parce que sa qualité avait baissé (Alias à partir de la saison 3, la 5e saison d’Ally McBeal, les saisons 7 et 8 de Friends…).

 

Il m’est arrivé de ne pas connaître une série et de dire que je ne l’aimais pas, par provocation. Ainsi, j’ai longtemps dit et écrit pis que pendre sur X-Files - avec une assez mauvaise foi - parce que les gloses interprétatives de certains fans me paraissaient vraiment insupportables : je pensais qu’il y n’avait pas de quoi en faire un fromage. Comme j'étais à l'époque un critique écouté, les fans m'en voulaient beaucoup. Sur les forums, certains menaçaient de me faire enlever par une soucoupe volante. Pour que je comprenne ma douleur. 

Et puis j’ai fait deux rencontres : d’abord, celle d’une enseignante amatrice de X-Files, Séverine Barthes, qui portait sur The X-Files un regard nuancé et m’a aidé à comprendre que c’était une bonne série, inégale mais souvent très intéressante, terriblement desservie par sa VF (l'humour et l'ironie des dialogues y disparaît complètement) ; plus tard, j’ai interviewé Frank Spotnitz, le bras droit et principal co-scénariste de Chris Carter. Son humour, son intelligence et sa modestie à l’égard de The X-Files (il aurait préféré, comme beaucoup de connaisseurs, qu’elle s’arrête à la 7e saison…) m’ont incité à reconsidérer ma position. Et grâce au DVD, j'ai pu regarder des épisodes choisis. Pour finir, j’ai même écrit une nouvelle, Le Mensonge est ici (reprise dans le recueil portant le même titre, chez Librio) en hommage à The X-Files et dont le personnage principal est Frank Spotnitz lui-même… Depuis, il n'y a plus d'OVNI au-dessus de ma maison. 

 
Quand on est amené à rencontrer les gens qui écrivent ou produisent des séries, on regarde leur travail autrement, bien sûr, avec plus ou moins de bienveillance et/ou d’intérêt, selon la qualité du contact qu'on a eu avec eux.

Ainsi, il y a quelques années, j’ai eu la chance de me rendre sur les plateaux de plusieurs séries produites par Touchstone, la section télévision de Disney. Le voyage de presse dont je faisais partie a rencontré les producteurs et acteurs d’Alias et de Scrubs (dont c’était la première saison), de la magnifique mais méconnue Once & Again (qui allait cesser peu de temps après), de Felicity et d’une comédie avec Jim Belushi intitulée According to Jim.

J’étais déjà conquis par Once & Again et Scrubs, et je me souviens de la rencontre avec leurs créateurs et leurs acteurs comme d’un moment de pur bonheur tant ils étaient drôles, intelligents et totalement en accord avec ce qu’on voyait sur l’écran. Pour Alias, ça n’a pas été la même chose. Comme beaucoup de spectateurs, j’avais été très impressionné par les premiers épisodes, que je trouvais spectaculaires et très réussis. Mon sentiment a beaucoup changé quand je me suis trouvé face à J.J. Abrams. Lorsque, les jours précédents, j’avais décrit Scrubs comme un Urgences loufoque à son créateur Bill Lawrence, ou dit combien je trouvais Once & Again encore plus abouti que My So-Called Life à son co-créateur, Marshall Herskowitz, je les avais entendus me répondre modestement que ça leur faisait très plaisir.

Croyant faire un compliment à Abrams (dans mon esprit, c’en était un) j’ai évoqué Mission : Impossible et les James Bond pour lui dire tout le bien que je pensais de sa série. Il m’a répondu sur un ton assez sec qu’il n’avait jamais regardé Mission : Impossible (« Non mais vous m’avez bien regardé ? » m’a-t-il fusillé du regard…) et que « Oui, en apparence, tous les films d’espionnage se ressemblent ». Sous-entendu : « Vous n’êtes même pas assez intelligent pour voir ce que ma série a d’original. » Et puis il s’est tourné vers un autre journaliste et ne m’a plus adressé la parole.

 

Ça ne m’a pas empêché de l’écouter attentivement. A la fin de la matinée, je m'étais forgé une opinion sans doute excessive, mais tenace, et que rien n’est venue détromper depuis (pas même Mission : Impossible III ou l’épouvantable perspective du prochain film Star Trek) : celle que J.J. Abrams était (à l’époque du moins) un petit con prétentieux à qui les chevilles venaient de gonfler bien trop vite. Depuis, je n’ai pas très envie de regarder les séries auxquelles son nom est associé. (Non, même pas Lost, désolé...) 

 

Finalement, c’est comme quand un écrivain passe à la télé. Et, bien que je ne sois pas souvent passé à la télé pour parler de mes livres de littérature, j’imagine que ça a bien dû arriver avec moi : si on trouve le gaillard prétentieux et antipathique, on n’a pas envie d’acheter ses livres.

 
Il y a des séries que je n’aurais pas dû aimer. Oz fait partie du lot. C’’est une série qui me faisait peur, par la violence de son contenu et de son traitement, et je n’ai jamais pu la regarder autrement que seul, tant je redoutais l’effet de sa violence sur celles ou ceux qui auraient pu la regarder avec moi. Et pourtant je l’ai regardée jusqu’au bout, quand j’ai compris que cette violence n’était pas un effet décoratif, mais le sujet même de la série : la violence des relations humaines, amour inclus. Et je suis heureux de l’avoir regardée, même si je sais que je ne la regarderai probablement jamais plus : il y a ainsi des films ou des romans qu’on est heureux de connaître, de par l’expérience marquante qu’ils nous ont fait vivre… mais qu’on n’a pas envie de renouveler.

 

Pendant longtemps, j’ai trouvé Les Soprano insupportable. Je ne comprenais pas qu’on puisse faire d’un mafioso, assassin sans scrupule, le héros d’une chronique. Alors je ne l’ai pas regardée. Mais j’ai écouté ce qu’on me disait, j’ai lu les critiques anglo-saxons et j’ai eu un jour l’occasion d’interviewer David Chase, son créateur. Je lui ai demandé comment il avait eu l’idée de la série. Sa femme était présente (ils étaient en vacances à Paris tous les deux). Elle a dit « Est-ce que je peux répondre ? » J’ai souri, j’ai regardé Chase, il a dit : » Elle peut vous raconter, c’est de sa faute. » Et sa femme poursuit : « Il essayait d’écrire une série qui parle d’un scénariste de télé, et il ne trouvait pas comment faire. Je lui ai dit : ‘Tu as des relations tellement compliquées avec ta mère, tu devrais écrire une série sur les relations entre un scénariste de télé et sa mère. Tu sauras exactement quoi dire.’ » Et David Chase enchaîne : « J’ai trouvé que c’était une très bonne piste. Mais au bout d’un moment, je me suis dit que ça ne marchait pas. Et puis j’ai eu l’idée de transformer le scénariste en mafioso. Et voilà… »

 

Or, Nancy Marchand, la comédienne qui interprète le rôle de Livia Soprano, la mère de Tony, est décédée entre la 1ère et la 2e saison. Cela aurait pu ruiner complètement le projet initial si David Chase n’avait pas été un vrai créateur. Il a surmonté cette disparition et a fait des Soprano l’une des productions les plus accomplies de la télévision.

 

Il y a quelques semaines, j’ai regardé le dernier épisode des Soprano, après qu’il a été diffusé sur HBO. J’avais entendu dire que la fin, plutôt abrupte pour le spectateur à défaut de l’être pour le personnage, avait fait hurler. Cette fin, je l’ai trouvée extrêmement audacieuse et, contrairement à beaucoup de critiques, d’une grande sobriété, d’une grande humilité. Du coup, je me suis dit qu’il était peut-être temps de surmonter mes préjugés. J’ai commandé le coffret des quatre premières saisons. Et, dès qu’il est arrivé, je me suis mis à regarder. J’en suis au sixième épisode. C’est vachement bien.

 

Il y a sept ans, quand la série a commencé, je n’étais probablement pas prêt. Comme quoi, une bonne série, c’est comme un bon vin ou un bon roman.

Pour l’apprécier, il faut la laisser vieillir un peu.

Et mûrir entretemps.

 

Martin Winckler

 

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Tous les commentaires de l'article:
Les séries que je déteste - par Martin WInckler

  • mailtoSullivan

    mar 06 nov 2007 11:14

    Gene Roddenberry est le créateur de Star Trek, qui a en quelque sorte définit le genre du Space Opera à la télévision. Tellement qu'aucun autre space opera non-Star Trek n'a réussi à passer le cap de la deuxième saison avant donc Babylon 5 de J. Michael Straczynski.

    Il y a un rapport compliqué entre Babylon 5 et Star Trek, ne serait-ce que parce que la série fut obligée de se définir *par rapport* à Star Trek. Il y a eu beaucoup de fans de Star Trek qui ont vu la série arriver d'un mauvais oeil, le regard qu'on porte sur une mauvaise copie. Tous les fans de Trek qui ont regardé B5 ont fini par changer d'avis. Mais il y a ceux qui n'ont jamais regardé, ou ont mis longtemps à le faire.

    Majel Roddenberry est la veuve de Gene, et elle garde un oeil sur ce qu'il advient de l'héritage de son mari. Qu'on lui propose de jouer un rôle dans Babylon 5, et qu'elle accepte, c'était donc quelque chose de fort. Son personnage est la veuve de l'ancien Empereur Centauri qui parle en disant "nous", car depuis elle représente autant l'Empereur défunt qu'elle-même...

    L'épisode joue beaucoup de ces multiples sous-textes et entretient un dialogue avec ses différents spectateurs -- ceux qui conaissent déjà B5 et l'apprécient, et ceux qui la découvriraient avec cet épisode pour y voir Majel...

  • Alexis Z

    sam 27 oct 2007 00:18

    Ah, l'épisode Amber Benson... Mon générique préféré ! Mais ce n'est pas seulement un jeu avec le spectateur, à mon avis il y a aussi un hommage au personnage qui fut exclu du générique principal par la chaîne.

    Qui est Gene Roddenberry ? Pourquoi est-ce un hommage ?(pour ceux qui n'ont pas vu Babylon 5, et qui ont oublié l'article des Miroirs obscurs qui en parle, et qui voudraient comprendre grosso modo comment fonctionne cet hommage)

  • mailtoJ°T

    lun 22 oct 2007 21:16

    Arnaud (Jarod ?) : En fait je pense qu'on parle tout simplement de série honteuse^^. Ces séries qu'on trouve con mais qu'on ne peut pas s'empêcher de regarder parce qu'il y a un petit quelque chose qui nous plait. Je me rappelle que j'ai regarder Smallville dans ses premières saisons tant je n'en revenais pas de voir autant de truc nawak. Il faudrait que je vous fasse lire le texte d'un ami qu'il à écrit sur la série à l'époque suite à un échange sur le net mais c'était aussi hilarant que reflétant bien mon avis sur la série. D'ailleurs j'ai un pote qui continue de la maté et avoue que c'est son petit plaisirs pervers.

    Personnellement je n'ai pas de série que je déteste étant donné que dès qu'une m'ennuie je la zappe vite fait (dernière en date : Lost au bout de trois épisodes)

    C'est d'ailleurs un des rares formats créatifs qui permet ce paradoxe en fait. Une chanson ou un film si on ne l'aime pas on l'oublie alors qu'une série peut au fil du temps évoluer. Elle n'est pas figé jusqu'a son dernier épisode.

    C'est là un des aspect inhérent au format qui me passionne tant cela rend la fiction vivante et jamais figé, du moins un temps.

    Et c'est aussi cet aspect de perpétuel évolution qui permet une relation forte entre le créateur et son public tant les données peuvent changer au vu des réactions. Un créateur doué peut jouer avec son public et arriver à cette connivence est gratifiant pour tout le monde.

    (tiens ca me fait penser par exemple à un des dernier épisode de la saison 6 de Buffy où Whedon.......................... Martin il y a pas de balise SPOILERS sur votre blog arg !

    Bon spoilers fin saison 6 de Buffy.





    Oui donc Whedon pousse le vice à créditer Amber Benson au générique principal dans dans l'épisode où son personnage se fait tuer.







    Fin du Spoilers


    autre exemple je cite beaucoup l'apparation de Majel Roddenberry dans Babylon 5 la majorité de ses dialogue sont à double sens. Relatif à l'histoire mais aussi hommage à Gene Roddenberry.







    un forme de création qui bénéficie autant de se rapport donnant/donnant entre le créateur et son public est quasi-unique et reflète la aussi de la qualité des fiction tv. Quand on crée pour son public en le respectant et non pas en le méprisant on part sur un bon pieds.

  • Alexis Z

    lun 22 oct 2007 18:10

    Il est certain que la vf de Buffy est consternante: comment deviner à quel point cette série est merveilleuse en vo ?
    Je n'ai regardé qu'un épisode de CSI Miami jusqu'à présent, mais la promesse de découvrir du crypto-fascisme m'émoustille, je vais donc essayer d'en regarder d'autres car j'adore découvrir du crypto-fascisme !

  • mailtoOlivier F

    lun 22 oct 2007 13:52

    Et il y a certaines personnes qui commencent à regarder une série parce qu'un dénommé Martin Winckler en a parlé dans Générations Séries... Ca fait longtemps, mais ça continue !!!

  • mailtodaviddln

    dim 21 oct 2007 08:48

    Moi aussi, de temps en temps j'adore regarder des séries que je déteste. A chaque fois que je tombe sur un épisode de "7 à la maison" je ne peux pas m'empêcher de le regarder.
    Personnellement, (je sais que je vais être mal vu) je n'ai jamais aimé les séries de David E. Kelley. Je trouve que c'est un mauvais scénariste qui a souvent une vision manichéenne des choses. Pratiquement tous les épisodes de Boston Public sont accompagnés d'un discours moralisateur qui n'est jamais très subtil.
    Et je n'ai jamais accroché à Ally McBeal (dans le même genre, Bill Lauwrence a fait bien mieux avec Scrubs). Du coup, je n'ai jamais vraiment essayé de regarder The Practice ou Picket Fences (seulement quelques épisodes). Je passe sûrement à côté de grandes séries, mais qui sait, peut-être que dans quelques années (comme vous pour Les Soprano) je prendrai conscience de mon erreur.
    En attendant, je préfère consacrer mon temps à des auteurs que j'aime. D'ailleurs Edward Zwick et Marshall Herskovitz lanceront leur nouvelle série le 11 novembre et je l'attends avec impatience.

  • MartinW

    sam 20 oct 2007 21:01

    En réponse à XAfred : J'avoue, oui, avoir fait preuve de mauvaise foi à l'égard de X-Files. A ma décharge, j'ai fait écrire et publier dans un livre "sérieux" l'un des meilleurs articles sur la série... et je n'ai jamais "descendu" The X-Files dans leur ensemble. J'ai même régulièrement conseillé, à Télécable Hebdo, de regarder certains épisodes que je trouvais excellents... Vous savez, un critique, ce n'est pas le bon dieu, c'est un individu comme les autres, et il ne dit pas "la vérité", il dit seulement ce qu'il pense. Personne n'est obligé de le croire.

  • mailtoSeccotine

    ven 19 oct 2007 12:43

    Tout à fait d'accord avec cette analyse, et tout particulièrement la dernière partie.

    Tiens, c'est rigolo, j'avais aussi démarré les Soprano lors de sa diffusion sur France 2, mais, la faute à l'heure tardive ou à la version française (d'ailleurs, maintenant que j'y pense, ça doit être la dernière série que je me suis risquée à regarder en VF), je n'avais absolument pas accroché à la première saison.

    Je l'ai redémarrée il y a un mois, et... j'adore.

    Qui sait, si ça se trouve, ça m'arrivera avec d'autres séries... ;o)

  • mailtoJ°T

    jeu 18 oct 2007 18:52

    Je le dis ou pas ?

    (bon j'ai une réputation de monomaniaque à tenir n'empêche)

    Pour un fan de Star Trek TAS il est quand même honteux (oui oui ^^) de pas encore vous êtes jeter sur Babylon 5 non mais ! Pendu par les pieds la prochaine fois que je vous vois.

  • Arnaud J. Fleischman

    jeu 18 oct 2007 15:55

    " Mais qui regarde encore Julie Lescaut ? "
    Malheureusement, au vu des chiffres d'audience, plein de monde. Mais, effectivement, peut-on être sûr que des gens regardent, ou sont-ils endormis devant leur écran devant tant de niaiserie.

    Il aurait peut-être fallu ajouter une catégorie supplémentaire, les séries que l'on aime détester. Assez souvent je regardais Charmed, juste pour pouvoir en dire du mal, et il m'arrive, parfois de regarder Plus Belle la Vie, juste pour m'énerver devant mon poste de télévision.