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Télécharger ou ne pas télécharger ? (1/2) - par Martin Winckler  posté le mercredi 31 octobre 2007 14:21

 

1/2 – L’histoire, la loi et les réalités inavouées

 Du plus loin qu’il m’en souvienne, j’ai toujours vécu dans un monde où l’on pratiquait le partage culturel. Règlementé ou non.

 

Une histoire récente riche en échanges culturels…

 

Entre 1963 et 1972, je suis allé toutes les semaines ou presque à la bibliothèque pour Tous de mon quartier, y emprunter des bandes dessinées ou des romans tout frais achetés à la librairie voisine.

 

À la fin des années 60, lorsque les premiers magnétophones à cassettes sont apparus (les « mini-K7 », comme on les appelait), j’enregistrais déjà mes émissions de radio favorites sur un magnétophone à bandes. Un de mes amis, « Grec » Decoudun, peintre et musicien de son état, enregistrait couramment les émissions de Jazz sur France Musique. Il m’a fait découvrir de bien belles choses. Et j’ai dans mes cartons des centaines de cassettes enregistrées, repiquées, dupliquées contenant de la musique, des émissions littéraires, des feuilletons radiophoniques…

 

J’ai eu un magnétoscope très tôt, vers 1983, il me semble. Pas aussitôt que mon collègue critique Alain Carrazé, qui si je me souviens bien s’est acheté son premier magnéto vers 1979… c'est-à-dire quasiment l’année où on a commencé à en commercialiser en France. Avec mon magnétoscope, j’ai enregistré des centaines de films, d’émissions et de séries télé. Je n’en ai jamais fait commerce, mais j’en ai prêté des dizaines, à d’innombrables amis et correspondants.

 

Entre 1995 et 2005, Debbie White, une correspondante internet américaine que je n’avais jamais rencontrée alors, et que je n’ai jamais rencontrée depuis… , m’a enregistré toutes les semaines les trois séries Law & Order de NBC. Elle m’envoyait les cassettes deux fois par an, en échange de quoi je lui envoyais mes livres sur les séries.

 

A partir de 2004, deux de mes lecteurs fans de séries m’ont expliqué qu’ils téléchargeaient des séries et m’ont proposé de m’en faire profiter, en me gravant les épisodes qui m’intéressaient. À l’époque, le téléchargement était un phénomène balbutiant, en France. Depuis, il s’est beaucoup développé.

 

Si j’ai fait ce long préambule, c’est pour rappeler que la copie privée – et son partage non commercial – est un phénomène qui n’est pas récent et ne date pas de l’internet. Il s’est seulement largement étendu grâce à l’internet, car il se passe désormais de tout support matériel : on peut partager un fichier son ou vidéo sans avoir besoin de le véhiculer sur une cassette un CD ou un DVD.

 

Le téléchargement de fichiers vidéo : un statut juridique très clair

 

En première approximation, il y a trois formes de vidéo téléchargeables (j’en oublie peut-être, mais celles-ci sont les plus courantes).

 

les fichiers vidéo volontairement mis en ligne par leurs ayant-droits, sur des sites officiels ; ils sont visionnables en « streaming » ou bien téléchargeables, gratuitement ou de manière payante, pour être regardés sur un PC ou éventuellement gravés sur un DVD.

 

les fichiers vidéo enregistrés par des particuliers et dont les « torrents » sont mis en ligne sur des sites de P2P (peer-to-peer) ; lorsque ces fichiers vidéo sont issus d’un enregistrement direct (via un magnétoscope numérique) au moment de leur diffusion à la télévision, il s’agit initialement d’une copie privée. Mais cette copie mise en ligne est partagée avec des milliers de personnes. Ce qui en fait de la distribution sans autorisation des ayants-droits. Ce qui est illégal n’est pas la copie privée, mais la diffusion ou la distribution de cette copie à un grand nombre de personnes, gratuitement ou non. En effet, seul le détenteur du copyright peut, d’après la loi, autoriser la diffusion ou la distribution collective d’une production. Il en va de même pour un écrivain (ou pour son éditeur), à qui l’on doit demander l’autorisation de reproduire tout ou partie de ses textes dans un journal, sur un site ou dans un livre.

 

les copies pirates de DVD du commerce.

 

Pour les ayants-droits (détenteurs du copyright), le téléchargement non autorisé (les catégories 2 et 3 ci-dessus) est, ni plus ni moins, une activité illégale ; et l’accès illégal à un programme compromet la perception des revenus commerciaux qui découlent de la production de ces émissions.

 

De plus, comme me le faisait remarquer le producteur et scénariste René Balcer [1]  la distribution de fichiers vidéo de séries par est lucrative pour les sites de P2P (qui arborent le plus souvent des bannières publicitaires), alors qu’elle ne rapporte rien aux producteurs de ces séries. Il s’agit donc d’un détournement.

 

Quel que soit l’angle par lequel on l’envisage, le statut juridique du téléchargement de fichiers mis en ligne sans l’autorisation des ayants-droit est clair : s’il n’y a pas accord des ayants-droit, la mise en ligne est illégale = c’est de la distribution sans autorisation ; certes, le téléchargement n’est pas illégal en soi ; mais les systèmes de P2P sont des systèmes d’échange : techniquement, on redistribue en même temps qu’on télécharge…

 

Une réalité complexe

 Cela dit, on peut se demander pourquoi, de fait, il existe une certaine tolérance face aux échanges de fichiers. Bien sûr, il est très difficile de fermer tous les sites de P2P (ils rouvent ailleurs instantanément ; tous les pays n’ont pas la même réglementation, etc.). Mais il y a autre chose.

 

Les chaînes et les maisons de productions américaines ne sont pas radicalement opposées au principe de la mise en ligne et du téléchargement, bien au contraire. De plus en plus souvent, elles mettent à disposition du public, en streaming, sur leur propre site, les épisodes diffusés la veille. Pourquoi ? Pour favoriser la fidélisation du public à un programme qu’elles veulent lui faire regarder.

 

La mise en ligne d’un programme sans autorisation n’a pas du tout le même poids commercial selon qu’il s’agit de la copie pirate d’un film, d’une émission de télévision enregistrée en direct sur une chaîne gratuite, ou d’une émission originale issue d’une chaîne payante : dans ce dernier cas, le téléchargement ne lèse pas seulement les droits du producteur, mais aussi ceux du diffuseur (qui en principe ne propose ses programmes qu’à ses abonnés).

 

 

Le téléchargement illégal d'un film encore à l’écran ou dont la version vidéo n’est pas encore sortie compromet la vente des places ou des DVD. Mais le téléchargement d’un épisode de série, est-ce qu'il  modifie beaucoup l’audience d’une chaîne ce soir-là ? Non, puisque le plus souvent, le téléchargement a lieu APRES la diffusion ! 

 

Aux Etats-Unis, regarder la télévision est depuis toujours une activité collective et interactive : les coupures publicitaires sont le moment où les spectateurs se lèvent pour aller aux toilettes, se déboucher une bière ou… appeler leurs copains pour leur dire « Regarde ce qu’il y a sur KSTP-5 !!! » Même si une grande partie des foyers américains sont équipés d'un accès internet, il paraît douteux que la majorité se mette d'un seul coup à cesser de regarder la télévision en direct, collectivement (en famille ou entre amis) et se mette à enregistrer des émissions qu'elle regarderait plus tard...ou pas du tout. 

 

Pour les chaînes de télévision, les programmes sériels (fictions ou non) ne valent pas tant « à l’épisode » que sur la durée : c’est la fidélisation du spectateur qui compte. Cette fidélisation est souhaitée sur l’ensemble de la soirée : sur les chaînes américaines, entre 19 et 22 heures, on juge le résultat d’une émission non seulement sur sa capacité à attirer du public, mais à garder ou à accroître l’audience de l’émission qui précède. Elle est également souhaitée, bien sûr, pour l’ensemble de la chaîne et sur toute l’année.

 

Il faut noter également qu’aux Etats-Unis l’utilisation du TIVO (décodeur et magnétoscope numérique qui, en plus d’enregistrer les émissions… coupe les pubs ! ), déjà ancienne, est désormais prise en compte par les fameux sondages d’écoute de l’institut Nielsen. Autrement dit, les indices d’écoute ne tiennent plus seulement compte de l’audience immédiate, mais aussi de l’audience différée.

 

L’important, pour une chaîne est que l’on parle le plus possible de ses émissions, pour que beaucoup de personnes les regardent (en direct ou en différé) et reviennent sur la chaîne la semaine suivante… Les chaînes jouent en effet beaucoup, et sont en cela activement relayées par les médias d’information, sur l’attente du spectateur. 

 

Le jeu de l'attente

Cette attente, elle cherchent non seulement à l’entretenir, mais le plus possible à la créer. Et dans une certaine mesure, la circulation des images sur le web les y aide. 

 

Ainsi, depuis quelques années, il n’est pas rare, juste avant les débuts de la saison de diffusion, de voir apparaître sur les sites de P2P les épisodes pilotes, non encore diffusés, des séries en production. Nombre d’internautes ont ainsi pu voir, avant les débuts de la série sur ABC, le premier pilote de Desperate Housewives, dans lequel le rôle de Mary Alice Young, la narratrice fantôme, était tenu par Sheryl Lee. (L’actrice ayant décliné de tourner dans la série après que celle-ci a été retenue par ABC, Marc Cherry a dû confier le rôle à Brenda Strong et retourner avec elle les scènes du pilote dans lesquelles apparaissait Mary Alice.)

 

De même, pendant l’été 2007 quelques semaines avant la diffusion sur les networks, il était possible de télécharger (entre autres) les versions de travail des pilotes de Pushing Daisies, de Bionic Woman et de Aliens in America. Pour ce qui concerne les deux derniers, le spectateur a pu constater que certains acteurs avaient changé entre la version de travail et la version finalement diffusée. Pour Pushing Daisies, il n’est pas du tout exclu que le « buzz » extrêmement favorable dont la série bénéficiait dans les journaux et sur les sites internet ait été encore accentué par la diffusion préalable – et illégale – du pilote et par le bouche-à-oreille qui en a résulté.

 

Enfin, le succès inespéré de Heroes sur NBC pendant la saison 2006-2007 ne semble pas avoir été compromis, pendant cette même saison, par le « téléchargement massif » des épisodes. [2] 
On est même en droit de penser que le téléchargement a beaucoup fait dans le milieu internaute (sensible aux comic-books, aux jeux vidéos et aux séries) pour assurer le succès de Heroes sur NBC...  

 

Aujourd'hui même, 31 octobre 2007, j'ai découvert que sur YouTube, des internautes avaient mis en ligne certains suppléments inédits présents dans le coffret de la 3e saison  de Veronica Mars. Est-ce que la mise en ligne (non réglementaire, j'en suis sûr) de ces bonus va dissuader les fans de la série d'acheter le coffret de la troisième saison ? Rien n'est moins sûr....

 

De sorte qu’on peut se demander si le téléchargement d’épisodes de séries, tant qu'il reste non lucratif et concerne essentiellement des fans, est, pour les chaînes et les maisons de production américaines, une si mauvaise affaire que ça.
 

Du côté du spectateur, il y a aussi beaucoup de choses à dire. Et en particulier ceci : télécharger des séries est un processus contraignant, coûteux en temps et en ressources informatiques. Ça prend de la place sur les disques durs et sur les DVD à graver, ça fait chauffer le graveur, et le résultat n’est jamais d’aussi bonne qualité que ce qu’on peut voir en DVD. Autant de raisons qui font du téléchargement de séries un phénomène le plus souvent ponctuel et restreint à une fraction très petite des spectateurs potentiels.

Ce qui m’amène à me poser deux questions : 1° pour quelles raisons pourrait-on avoir envie de passer du temps à télécharger des séries télévisées ? 2° Qu’est-ce que ça apporte, qu’est-ce que ça change, pour un spectateur, de regarder des séries télévisées téléchargées ?

 (A Suivre…)

 

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Prochaines chroniques :

- Qu'est-ce que ça apporte de télécharger des séries ?

- "Flop" de Heroes sur TF1.  Une explication personnelle...

 - Les séries télé comme outil pédagogique

- La critique de séries existe-t-elle en France ?  

 



[1] On lui doit les meilleures années de production de Law & Order et de Law & Order Criminal Intent, et la création de cette deuxième série.

[2] C'est au "téléchargement massif" que TF1 a attribué le relatif insuccès de Heroes lors de sa diffusion pendant l’été 2007 en France). J’ai une autre explication à avancer pour expliquer l’insuccès de Heroes sur TF1, mais je vous en parlerai une autre fois.

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Télécharger ou ne pas télécharger ? (1/2) - par Martin Winckler

  • Lord-or-babylon mailto

    jeu 01 nov 2007 17:47

    Je suis curieux de connaître votre explication et voir si elle est la même que celle d'Alain que j'avais pu entendre à la radio (la vache il a eu un magnétoscope en 1979 mais il à du raquer)

    "De sorte qu’on peut se demander si le téléchargement d’épisodes de séries, tant qu'il reste non lucratif et concerne essentiellement des fans, est, pour les chaînes et les maisons de production américaines, une si mauvaise affaire que ça."

    La réponse est à mon avis non. Les fans sont une niche importante pour le diffuseur car ce sont eux qui vont enclencher le mouvement et créer le buzz pour que le grand public s'y intéresse ensuite. C'est un phénomène ancien qui à souvent fonctionner (voir par exemple Matrix qui doit son succès à l'appui de la communauté geek qui à initié le mouvement après la diffusion de la bande annonce).

    Le "problème" vient que le téléchargement ne concerne pas que les fans (qui je pense sont en fait en minorité)

    Pour répondre aux deux questions de la fin de (l'excellent) texte il faut bien de savoir de quels type de population nous parlons. Fans de série ou grand public ?

    Le fans de séries téléchargent pour des raisons déjà évoqué pour Arnaud et Yslaire : les mauvaises conditions de diffusion en France font que l'on préfère regarder une série en téléchargement plutôt qu'à la télé française. De plus le prix des coffrets dvd en France sont plus élevé que les versions américaines (et belges) pour une qualité rarement supérieur (ou même équivalente).

    Un sériephile est exigeant sur ce qu’il veut regarder tout comme l’est un cinéphile sur les conditions de diffusion d’un film.

    L’achat de dvd importer est une solution tout comme l’est la vision en streaming de façon officielle. Mais pour nous, Français, il est interdit d’aller regarder les derniers épisode sur le site de la chaîne originale quand aux essais français ils sont inexistant ou risible (voir l’exemple de Heroes que TF1 propose en streaming à un prix honteux)

    Pourtant nous, fans de séries, téléchargons quand même est cela pour une raison qui est commune à celle du grand public qui a, malheureusement, cure des conditions de visionnage dans sa grande majorité. Nous voulons voir la suite ! Là ! Tout de suite ! Now ! Mais vous allez me la diffuser oui ou quoi ????

    Soyons clair si le téléchargement est si répandue en France c’est aussi à cause de la grande force des séries. Parce que nous restons sur notre faim et quand on sait que l’épisode existe mais sera diffuser que dans un an chez nous alors la tentation est trop forte pour résister (je n’évoque pas le cas où la diffusion d’un épisode en France provoque le téléchargement de sa suite alors que la suite sera diffusé la semaine prochaine. Je me pose encore la question de savoir si c’est le même comportement que j’évoque au début du paragraphe où plus révélateur de la façon ou nous, public français, avons été formater par les conditions de diffusions des chaînes françaises).

    1° pour quelles raisons pourrait-on avoir envie de passer du temps à télécharger des séries télévisées ? 2° Qu’est-ce que ça apporte, qu’est-ce que ça change, pour un spectateur, de regarder des séries télévisées téléchargées ?

    Tout simplement, AMHA bien sur, le désir de connaître rapidement la suite combiné aux désirs (pour une frange de spectateur) de la regarder dans des meilleurs conditions que celles des chaînes françaises. Enfin je pense qu’il y aussi le fait qu’on contrôle notre rythme de vision chose assez inestimable je dois dire dans une époque où nous sommes beaucoup sollicité par le travail ou la famille et qu’il est de plus en plus ardue de bloquer un moment en fonction de l’heure de diffusion. On désire maintenant que les séries s’adaptent à nos conditions de vie et soit diffuser à l’heure où on le désirent.

    L’histoire des séries à montrer qu’elles évoluent en fonction du changement de la société. Nous sommes probablement arriver à une nouvelle étape.

    (Désolé pour la longueur du message et les fautes)

    PS : je pense aussi que tant que les chaînes françaises ne diminueront pas le délai entre la diffusion originale et la diffusion française le problème du téléchargement en France se posera.

  • Yslaire

    mer 31 oct 2007 17:54

    Tout pareil, si je téléchargeais des séries, rien ne prouve que je les graverais. Ce serait peut être simplement pour regarder l'épisode du jour et ensuite l'effacer.

    J'ai acheté beaucoup de séries en DVD et au final, je ne les ai regardées qu'une fois. J'ai fini par revendre les coffrets en perdant pas mal d'argent dessus. De plus il n'y avait pas toujours de piste VO et de toujours de sous titres, parfois c'était une version recadrée, parfois une version censurée.

    Je regarde aussi beaucoup de séries à la tv, mais en général elles sont mal doublées (traductions fausses, censurées, voix très loin des l'originales), à des heures de diffusions farfelues (comme nip tuck), pas forcément dans l'ordre chronologique pour une même saison et parfois les épisodes de plusieurs saisons sont mélangés (ça sert à quoi de diffuser 1 épisode d'une saison et 2 épisodes d'une autres ?), parfois l’épisode du jour ou de la semaine est déprogrammé sans avertissement ni excuses de la chaine.

    Et puis, lorsque j'achète un DVD ou un CD vierge, je paye une taxe pour la rémunération "de je ne sais pas trop quoi exactement, mais je paye". Je paye aussi une taxe sur l'achat de mon graveur de DVD, ainsi que sur le disque dur de mon ordinateur, l'éventuel disque externe que je peux avoir et enfin ma clef USB. Je paye donc toutes ces taxes alors que je ne télécharge rien ... n'y a t-il pas comme une incohérence dans le raisonnement des majors ? A la fois faire payer pour l'achat de support pouvant éventuellement servir à télécharger et en même temps, tenter de réprimer le piratage ?

  • Arnaud J. Fleischman

    mer 31 oct 2007 15:06

    Très bon article, bien documenté, complet et tout et tout.

    « Ce qui m’amène à me poser deux questions :
    1° pour quelles raisons pourrait-on avoir envie de passer du temps à télécharger des séries télévisées ?
    2° Qu’est-ce que ça apporte, qu’est-ce que ça change, pour un spectateur, de regarder des séries télévisées téléchargées ? »

    Bien que je me doute que ce sera le sujet de la prochaine entrée de ce blog, je vais y répondre.
    Si je téléchargeais des séries, je dis bien si (on n'est jamais trop) prudent, je le ferais la nuit quand je dors, ou la journée quand je suis au boulot. Ce qui pourrait me couter du temps, c'est de les regarder ensuite. Je pense que si j'avais une douzaine de séries différentes en attente de visionnage, donc une douzaine d'épisodes différents chaque semaine, il faudrait que je trouve du temps pour les regarder.
    Mais si je m'adonnais à de telles pratiques, encore une fois si, ce serait pour voir des séries dans de bonnes conditions (en VO, sans pub, quand je veux), pour voir des séries dont la diffusion n'est pas sûre en France (Est-ce qu'une chaîne à acquis les droits de Pushing Daisies ?), où alors dans des conditions déplorables (est-ce que NRJ12 proposera une VOST pour Friday Night Lights ?).
    Bien entendu tout cela n'engage que moi, si et seulement je téléchargeais des séries.

    J'attend la suite