Bien avant les séries, la littérature sous toutes ses formes les plus « populaires » — roman-feuilleton, théâtre, bande dessinée, cinéma, radio — ont mis en place et exploré les thèmes susceptibles de captiver l’attention du public. La télévision s’est d’abord contentée de les réexploiter puis, la maturité venant, s’est aussi efforcée de s’en affranchir, et de leur apporter un éclairage nouveau. Les séries les plus novatrices s’attaquent inévitablement aux thèmes les plus éculés. Car ce qui compte, c’est le traitement qu’on va leur faire subir.
L’ordre et la loi
« L’Amérique est le pays du crime. » déclare à un jury l’avocat Douglas Wambaugh, l’un des personnages principaux de Picket Fences. Le paradoxe, c’est qu’elle est aussi le pays de la loi. Ou plutot, des lois. L’élaboration des institutions américaines s’est longtemps superposée à la colonisation du territoire.
Le droit de posséder une arme était inscrit dans la constitution et l’Ouest sauvage a fait le reste. En l’absence de police, le citoyen portait une arme. Les premiers représentants de l’ordre étaient souvent d’anciens délinquants, trouvant derrière l’étoile immunité, paye régulière et pseudo-rédemption. Si l’Amérique est violente, ce n’est pas seulement une donnée psychologique, c’est une donnée historique et culturelle donc imaginaire. La violence n’est pas un fléau, c’est un mode de vie parce que c’est un mode de pensée. Inévitablement, les fictions en parlent. Dans les westerns d’hier, la loi s’applique à coups de revolver. Les fictions policières d’aujourd’hui explorent les contradictions d’un monde dans lequel le contrôle des armes s’applique avant tout aux citoyens honnêtes et aux représentants de la loi. Dans l’esprit de nombreux Américains, le respect de l’ordre expose paradoxalement aux exactions les plus diverses. Les quartiers défavorisés décrits dans Hill Street Blues sont dans la même situation que le village mexicain opprimé par des bandits dans The Magnificent Seven. Qui va les défendre ? La police est insuffisamment équipée, dépassée par les événements, quand ce n’est pas achetée et corrompue. De là à ce que les habitants pratiquent l’auto-défense... Depuis Hill Street Blues les séries policières montrent une réalité moins manichéenne que ne le faisaient les séries des années 70. Le crime ne concerne pas seulement les criminels endurcis, mais aussi les mères de famille, les chefs d’entreprise, les médecins, les agents de change, les avocats, les juges, les policiers, les prêtres, les adolescents, les SDF... Ce que nous disent Homicide ou Law & Order, c’est que les criminels ressemblent beaucoup aux spectateurs. Et lorsque Homicide ou Oz nous montrent des criminels endurcis, c’est pour nous rappeler leur appartenance à l’humanité.
La loi devrait servir à protéger le citoyen. Aux yeux des scénaristes, elle sert surtout à faire des histoires. Le fédéralisme, qui donne à chaque état son autonomie, a favorisé la multiplication des réglementations en fonction des idéologies — et des intolérances — locales. Vérité en deça d’une frontière d’état, erreur au-delà. Et cela, pour des actes situés aux antipodes du comportement humain : l’assassinat est, selon le lieu puni par l’emprisonnement à vie ou par la peine de mort. Selon que l’on vit à New York ou dans le Wisconsin, l’adultère est, ou non, passible de prison... Un pays où la loi change dès que le personnage a passé une frontière tout aussi virtuelle que celle d’un département français a, on le comprend, beaucoup d’histoires complexes à raconter. Et la médiatisation des affaires criminelles, de moeurs ou politiques apporte de l’eau aux moulins à scénarios. De L. A. Law à Murder One, les séries judiciaires s’intéressent non seulement aux conflits qui opposent l’état, les entreprises, les institutions ou les citoyens, mais aussi à leur représentation, collective ou personnelle.
Dieu et les siens
Chaque fois qu’un témoin prête serment, il le fait sur la Bible. Les institutions et les billets verts de l’Amérique sont ornés de la phrase « In God We Trust » — Nous avons confiance en Dieu. Même si, dans les institutions, église et état sont séparés, dans les esprits en revanche, Dieu est toujours là, quelque part. Et quand ce n’est pas Dieu lui-même, ce sont ses représentants dans les différentes religions qui viennent mettre des bâtons dans les roues. Le pasteur et le curé de Picket Fences, alternativement frères ennemis et alliés objectifs, se mêlent sans cesse des événements terrestres. Mais prêtres ou rabbins ne sont pas immunisés contre l’inconduite. La religion a beau être le ciment de la communauté, c’est aussi l’un des principaux pourvoyeurs d’interdits, à l’égal ou en lieu et place de la loi, de frustration sexuelle, d’obscurantisme et d’intolérance. La croyance en Dieu est tantôt valeur morale (The Practice), tantôt soutien impuissant (Oz), tantôt source de turpitudes (Homicide : Life on the Streets), tantôt guide magique (Quantum Leap). Mais jamais elle ne manque à l’appel. Toutes les fictions américaines font référence à Dieu, parce que toute l’Amérique a des comptes à régler avec Lui.
Le village
C’est un des grands clichés de l’Amérique. Le lieu commun, avec ses commerces et ses bâtiments administratifs édifiés de part et d’autre d’une rue centrale ; ses maisons, alignées dans les quartiers résidentiels ; ses écoles, ses églises. On y grandit, on y rencontre l’âme sœur, on y travaille, on y meurt. Si petit soit-il, le village natal recèle ses mythologies propres, souvent ancrées dans l’enfance ou l’adolescence, mais aussi dans l’histoire familiale. Un tel « lieu commun » peut-il donner naissance à des narrations prolongées ? Son charme tranquille n’est qu’une façade. Peyton Place, roman scandaleux des années 50 qui contait les histoires secrètes d’une petite ville de Nouvelle-Angleterre, donna logiquement naissance au milieu des années 60 à un soap opera du même nom, exceptionnellement diffusé en soirée. Grâce à lui et, plus tard, grâce à Dallas, la fiction télévisée pouvait calquer son déroulement sur celui de la vie des téléspectateurs. Ce qui incite les séries à devenir des séries-feuilletonss, c’est précisément l’inscription des événements du village dans la vie de tous les jours. Dans la vie, rien ne se termine jamais en une journée. La vie quotidienne est au centre des soaps, des séries réalistes, ou des oeuvres les plus stylisées, que celles-ci décrivent une métropole réelle (Homicide : Life on the Streets), une ville du nord-ouest (Twin Peaks), un village d’Alaska (Northern Exposure), un service hospitalier (ER, Chicago Hope), un prison (Oz) ou une station spatiale (Star Trek Deep Space Nine). Les séries regorgent ainsi de mondes clos doté d’une économie spécifique, et dans lesquelles les règles — comportementales ou narratives — sont sans cesse remises en cause.
La famille
C’est la plus petite communauté. La valeur fondamentale. Celle à laquelle chacun aspire ou, lorsqu’elle existe, se raccroche coûte que coûte. Elle est source de souvenirs et de petits et grands bonheurs (The Wonder Years), d’interrogations sur soi (My So-Called Life), d’amour mêlé de haine (Profit). Certains des personnages les plus attachants des fictions contemporaines courent après la famille à laquelle on les a arrachés (The Pretender), d’autres tardent (Friends) ou se refusent (Seinfeld) à constituer la leur. D’autres encore doivent construire leur identité envers et contre des familles antagonistes (Relativity, Dharma & Greg), d’autres encore se fabriquent une famille à leur image (The Drew Carey Show) ou choisissent de la remplacer par une famille professionnelle (ER). Qu’on soit divorcé (Dream On) ou en voie de l’être (Once and Again), que l’on soit procureur (I’ll Fly Away) ou mafioso (The Sopranos), on n’y échappe pas. La famille, c’est le milieu pathogène universel. Celui ou l’on naît, mais aussi celui où l’on souffre, celui où l’on tue.
le couple et le sexe
Avant de pouvoir constituer une famille, il faut bien sûr avoir rencontré l’âme sœur, la moitié, le compagnon ou la compagne qui sera aussi l’ami(e) et le parent des enfants qu’on voudra avoir. Mais pour ça, il faut affronter ce qui, avec la violence, constitue l’autre sujet à la fois central et tabou de la culture américaine : la sexualité. C’est une évidence de dire que le discours sur la sexualité occupe une place de premier plan dans la quasi-totalité des fictions. Seule Star Trek The Next Generation, située dans un futur éloigné, semble penser qu’elle n’a pas de jugement à porter là-dessus. Pour la saga de science-fiction la plus célèbre au monde, la pulsion sexuelle est une donnée naturelle ne posant pas problème. Pour toutes les autres fictions, la sexualité est un gros problème. Parfois (Seinfeld) c’est même le seul. Et puis, la sexualité, ça préoccupe tout le monde, c’est bien connu. Les parents s’interrogent sur celle de leurs enfants (Dream On), les enfants s’inquiètent de celle de leurs parents (My So-Called Life). Si les jeunes gens sont attirés par l’autre au point de vouloir former un couple (Relativity, Dharma & Greg), les célibataires des deux sexes, divorcés (Dream On) ou non (Sex and the City) vont de rencontre en rencontre en rêvant de stabilité. Quant aux couples plus âgés, installés ou reconstitués (Once and Again), ils aimeraient bien pouvoir tenter une nouvelle fois leur chance... Dans les fictions comme dans la théorie psychanalytique, il n’y a guère de relation qui ne soit pas, de près ou de loin, sexuelle. La sexualité, qui est parfois (Once and Again, Dharma & Greg) source de bonheur, de plaisir et d’épanouissement pour les spectateurs comme pour les personnages, peut être aussi bien la cause (Murder One, Twin Peaks ), l’objet (NYPD Blue) ou l’arme (Law & Order Special Victims Unit) de crimes sinistres, le prétexte de conflits absurdes (Civil Wars) ou de confrontations hilarantes (Ally McBeal). Quel que soit la série, en tout cas, le féminisme est passé par là. L. A. Law, Lois & Clark, Dharma & Greg et bien d’autres examinent, chacune à sa manière, la place des femmes dans l’économie du couple et de la société. La guerre des sexes n’a pas eu lieu, mais la guérilla fait rage.
L’enfant : objet ou individu ?
Dans la constitution de la cellule familiale, chaque élément compte. La plupart — pour ne pas dire tous — des adultes de fiction ne cessent de projeter leurs désirs ou leurs aspirations d’enfant insatisfait sur celui ou ceux qu’ils élèvent. Lorsque le couple se constitue, l’enfant est un accomplissement commun. S’il se défait, il devient l’objet de conflits incessants. Souvent, pour les parents, l’enfant qui grandit devient peu à peu incompréhensible (My So-Called Life), étranger ou violent (Law & Order, Homicide), quand il n’est pas carrément extra-terrestre (Roswell). Mais enfants, adolescents, jeunes adultes existent-ils vraiment ou ne sont-ils que des étapes dans le continuum de l’existence ? Le seul moyen de ne pas grandir, c’est de mourir. La mort de l’enfant est toujours catastrophique (ER, Chicago Hope), scandaleuse (Ally McBeal), irréparable. La vie de l’enfant et de l’adolescent, elle, reste mystérieuse. Certaines oeuvres (The Wonder Years, I’ll Fly Away, My So-Called Life) en explorent les facettes inconnues. D’autres y ancrent le comportement d’un psychopathe (Profit). D’autres encore (The Pretender) étudient le devenir d’adultes qu’on a privés de leur enfance, ou celles d’adolescents apparemment condamnés à ne jamais devenir adulte (Buffy the Vampire Slayer).
Ethnicités
Si, à quelques exceptions près (Seinfeld, Friends) les fictions paient presque toujours leur écot au politiquement correct en mettant en scène des figures issues de la minorité noire, très peu (Star Trek Deep Space Nine, I’ll Fly Away ou Homicide : Life on the Streets) en font un personnage central. La polyethnicité de la société, issue du meilleur (le melting-pot) et du pire (l’esclavage) n’en est pas moins centrale. Dans les prisons américaines, les criminels sont plus souvent noirs ou hispaniques que blancs. Toutes les séries policières le constatent, mais les plus novatrices ne se contentent pas de cela. Elles nuancent le tableau en montrant les causes sociales des crimes (Law & Order), elles s’élèvent contre les biais intolérables des condamnations à mort (The Practice), elles questionnent la viabilité de l’incarcération (Oz), elles s’attaquent aux discriminations à rebours (The Practice, Ally McBeal). Les choses sont d’autant plus compliquées que, comme les spectateurs, chaque personnage cultive une religion (le catholicisme), des goûts alimentaires (la cuisine chinoise), des tics de langage (le yiddish) et des habitudes vestimentaires (les jupes baba-cool) différents.
Politique, pouvoirs et complots
Marquée par l’assassinat d’Abraham Lincoln, figure de père et symbole de l’union, l’Amérique voit son cauchemar se reproduire à Dallas, cent ans plus tard, avec celui de Kennedy. Directement ou non, fantasmatiquement ou non, les séries contemporaines font référence à ces deux assassinats, inclus l’un dans l’autre, qui symbolisent un thème très américain : celui du complot de l’état contre l’individu, des groupes occultes contre les forces démocratiques, de la tyrannie contre la liberté. L’assassinat de Lincoln est cher à Crosetti, personnage de Homicide : Life on the Street. Celui de Kennedy marque le début de l’histoire de Jarod, le « caméléon » de The Pretender.
Dans son livre UFOs, JFK and Elvis [1] , Richard Belzer, écrivain satirique et interprète de Homicide : Life on the Streets, énumère une liste impressionnante (et drôle) de similitudes entre les deux assassinats. La plus frappante est que les deux hommes ont été tués dans le Sud, par un assassin sudiste, et qu’un homme du Sud leur a succédé à la tête de l’Amérique. Or, l’antagonisme archaïque entre Nord et Sud résume tous les antagonismes : entre Blancs et des Noirs, entre progressistes et réactionnaires, entre adeptes de l’évolutionnisme darwinien et tenants du créationnisme, selon lequel le monde serait d’origine divine ; entre « ovniphiles » et « ovniphobes ». Le livre de Belzer, consacré à l’investigation des « conspirations qu’on peut croire sans être cinglé », aborde dans sa deuxième partie les observations de phénomènes d’origine extra-terrestre et leur camouflage supposé par les autorités. La coexistence des deux « complots » dans un même livre atteste de leur thématique commune : les puissants cachent des choses essentielles aux citoyens. Paranoïa ? Peut-être, mais est-ce vraiment étonnant ? La société américaine, avec sa violence historique et ses frustrations sexuelles, secrète inévitablement une peur démesurée de l’autre. Ce qui nous intéresse ici, c’est que cette peur, fondée ou non, donne naissance à des productions très variées, riches en monstres et en cauchemars, c’est à dire en symboles : le complot para-gouvernemental est au cœur de The Pretender et de The X-Files ; la présence d’extra-terrestre inspire aussi bien la noire The X-Files que l’adolescente Roswell ; le rapprochement d’espèces d’origine différente est traité par Roswell, mais aussi par les Star Trek. Autour de ce fantastique teinté de science, d’autres oeuvres revisitent les surhommes (Lois & Clark), explorent le passé ou les possibles (Code Quantum, Sliders), déclinent les monstres issus des folklores les plus divers (Buffy the Vampire Slayer). Superhéros, science-fiction, gothic horror : les séries réinvestissent des genres consacrés par la littérature, la bande dessinée et le cinéma. Car, plus encore que le roman policier, ces genres-là se prêtent aux inventions visuelles.
Loyauté et invention
C’est qu’en matière de télévision, plus encore qu’au cinéma, tout est permis. Les épisodes se suivent, ils n’ont pas nécessairement besoin de se ressembler. Et moins ils se ressemblent, mieux c’est. Une fois commande passée par la chaîne, les libertés formelles que peut prendre une série sont grandes. Ally McBeal, Chicago Hope, Quantum Leap, The Drew Carey Show ou Cop Rock contiennent des morceaux chantés et dansés tandis que la très réaliste ER a diffusé un de ses épisodes en direct intégral. On trouve des épisodes construits sur le mode du « Et si... ? » dans Buffy the Vampire Slayer, Chicago Hope, St Elsewhere, Friends. Et presque tous les personnages — sauf peut-être Fox Mulder, Dana Scully et Walker, le ranger du Texas — pratiquent l’auto-dérision avec élégance et malice. Ce dont les créateurs de séries sont le plus fier, c’est de faire preuve de créativité tout en restant fidèles à leur concept de départ. Inventer, oui, mais en restant loyal envers le spectateur : on a le droit de le surprendre, pas celui de le flouer. Les séries fantastiques ont bien sûr une plus grande latitude pour explorer différentes pistes à volonté (The Pretender ne se prive pas de le faire), mais une série aussi ancrée dans le réel que Homicide : Life on the Street peut se flatter de renouveler sa narration à chaque épisode, ou presque. Les contraintes d’écriture ne handicapent pas les meilleurs scénaristes : elles les stimulent.
Mythes fondateurs
Conscientes de leur environnement et fidèles à leurs maîtres, les séries ne cessent d’indiquer de qui elles tiennent. Les Star Trek ne puisent pas seulement dans les thèmes classiques de science-fiction (voyage dans le temps, univers parallèles, machines infernales). Elles se nourrissent aussi de leur propre mythologie et des personnages installés par la première série de la saga, en 1966. Buffy the Vampire Slayer ne se contente pas de chasser les émules de Dracula, elle côtoie les sorcières de Nouvelle-Angleterre et redécouvre les pratiques shamaniques des Indiens américains ; le personnage principal de Dawson’s Creek, cinéaste en herbe, ne cesse de citer les films de Steven Spielberg ; et la quête de Jarod, le héros-caméléon formé à l’écart du monde, est jalonnée de phrases, d’allusions et de citations transparentes pour tous, sauf pour lui : « — On dirait une chanson des Beatles... » déclare un de ses interlocuteurs. « — Je ne savais pas que les scarabées faisaient de la musique... » répond le héros candide.
Hydre à trois têtes
La télévision est une hydre à trois têtes. L’une de ses bouches déverse sur le spectateur un flot de paroles et de discours bruts, démonstratifs, manipulateurs : de la vente en direct à la diatribe idéologique en passant par les jeux de masse, les débats de société et les pugilats de salon. La seconde tente ou feint d’expliquer le monde dans des émissions d’information, des documentaires, des témoignages. La troisième crache des fictions. Les discours manipulateurs se défendent de l’être. Les émissions d’information clament leur objectivité. Les fictions savent qu’elle agissent sur les sentiments en travaillant du faux pour produire du vrai. Les plus intègres ne se contentent pas de le reconnaître. Elles se nourrissent d’une interrogation permanente sur ce qu’elles sont. C’est en cela que les plus grandes téléfictions sont proches de l’humain qui les regarde : comme lui, elles vivent, grandissent et vont de l’avant en poursuivant un idéal, sans mépriser le chemin parcouru et sans illusion sur leur grandeur, en n’oubliant jamais que leur quête peut s’interrompre du jour au lendemain. Inspirées par le monde des humains, comme le sont les fictions du cinéma et de la littérature, elles luttent sans relâche pour devenir meilleures, avec humour et dignité. Et pour rendre le monde meilleur en retour.
Extrait de « Les Miroirs de la
Vie » par Martin Winckler, Le Passage,
2001.
[1] Richard Belzer, UFO’s, JFK, and Elvis, Conspiracies you don’t have to be crazy to believe, Ballantine, New York, 1999.




Commentaires